Crédit immobilier: les conditions d’octroi vont être assouplies

Crédit immobilier: les conditions d’octroi vont être assouplies

 

Par Virginie Grolleau le 17.12.2020 à 12h22 Abonnés Challenge

 

Les emprunteurs pourront s’endetter jusqu’à 35% pour leur projet immobilier grâce à un assouplissement des recommandations du Haut conseil de stabilité financière.

immobilier

 

Les crédits immobiliers plus faciles à obtenir grâce à un assouplissement des recommandations du HCSF.

CCO

 

Changement de cap pour le crédit immobilier: les conditions d’octroi des prêts destinés à financer l’achat d’un bien immobilier sont assouplies. Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) vient d’infléchir ses recommandations "afin de garantir aux ménages l’accès au crédit, notamment pour les primo-accédants", a indiqué Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance ce jeudi 17 décembre. Et ce malgré un niveau de risque pour les banques jugé "élevé" compte tenu des risques de défaillances des entreprises notamment.

 

Pour les emprunteurs, le HCSF accorde trois assouplissements sur les conditions d’octroi des crédits immobiliers. Premièrement, les banques pourront déroger plus largement aux recommandations classiques à hauteur de 20% de leur production, et non plus 15 %. Deuxièmement, le taux d’endettement des ménages pourra passer de 33% à 35% d’endettement. Troisièmement, pour les achats dans le neuf ou lors de travaux pour un achat dans l’ancien, la durée d’endettement pourra être prolongée de deux années supplémentaires, passant de 25 à 27 ans. En contrepartie de ces aménagements, notamment réclamés ces derniers mois par les professionnels de l’immobilier, "ces recommandations deviendront juridiquement contraignantes pour les banques à partir de l’été prochain", a indiqué Bruno Le Maire. Des dispositions sont donc en cours de rédaction pour une mise en œuvre prochaine.

Vigilance accrue sur le "reste à vivre"

 

Pour autant, les banques devraient continuer de rester prudentes avant de prêter. Ces dernier mois, elles ont surtout relever leurs exigences en matière d’apport personnel: les emprunteurs doivent souvent mettre sur la table au moins 10% d’apport en plus des frais, ce qui revient à disposer d’un montant équivalent à 20% du projet. Par ailleurs, elles sont aussi attentives au montant du "reste à vivre" (ce qui reste après remboursement des mensualités) et à la capacité d’épargne résiduelle. Par exemple, avant la crise "une banque demandait un minimum de 700 euros de reste-à-vivre pour une personne seule et 1.200 euros pour un couple, plus 200 euros par enfant, indique Sandrine Allonier, porte-parole du courtier VousFinancer. C’est désormais 850 euros pour une personne seule et  1.500 euros pour un couple plus 300 euros par enfant à charge qu’il faut avoir sur son compte, une fois sa mensualité de crédit et ses impôts payés, soit pour une famille de 3 enfants, 2.400 euros au minimum."

 

Source :   Magazine Challenge

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